Traversée des Pyrénées entre GR et HRP

Traversée des Pyrénées entre GR et HRP

Etape 2 : Col de l'Ouillat - Las Illas

Vendredi 12 juillet 2013

Etape 2 : Refuge de l'Ouillat - col du Perthus - col de Piorat - col de Portells - Las Illas

 

Après une première journée vraiment belle mais aussi très éprouvante, celle-ci s’annonce sur la carte plus facile. On doit se rendre au petit village de Las Illas, souvent incontournable dans cette portion de Traversée. Levé à 6h30, on quitte le gite à 7h41 en empruntant les balises du GR10. D’ailleurs, nous allons suivre ce dernier, intégralement, toute la journée.

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Le sentier se trouve au fond des bâtiments, et plonge immédiatement dans une forêt de châtaigniers. Durant la première partie de la descente, le sentier est assez encombré par la végétation très luxuriante. Ensuite le chemin arrive sur une piste forestière. On tourne à gauche comme indiqué sur le terrain alors que le tracé sur carte indique tout droit. Après un point topographique, nous choisissons de faire confiance au balisage sur place. On arrive ensuite au col du Pla de l’Arca à 9h05, où trône la borne frontière 581.

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La piste se poursuit presque à plat sous les châtaigniers, avant de plonger franchement dans les chênes lièges. Au col de la comtesse, au milieu des chênes, est dressée la massive borne 580, annonçant le village tout proche. C’est au dernier moment que l’on aperçoit le village frontalier du Perthus. Le chemin débouche sur le bitume, sous l’autoroute, et se poursuit dans le village. Nous arrivons alors dans les rues commerçantes du Perthus à 9h52, en 1h56 de descente. Ce village frontière, bien connu pour son alcool et ses cigarettes à bas prix, replonge le randonneur dans la civilisation bruyante. On prend sans plus attendre la direction de l’église, puis celle conduisant au fort.

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Sous celui-ci, le randonneur quitte le bitume, pour la piste poussiéreuse qui part à droite. En quelques minutes on arrive aux Ruines Romaines des Panissars à la borne 567.On se laisse guider par cette piste, et peu après le mas Bardes, nous la quittons pour grimper sur notre gauche. La chaleur qu’il fait à cet instant est écrasante, d’autant plus que nous abordons une montée bien raide.

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On doit s’asseoir de longues minutes pour récupérer des efforts du matin. Nous poursuivons ensuite cette grimpette, qui arrive à nouveau sur une piste au col de Priorat, à 11h11, soit 3h04 de marche. Ici c’est la borne 565 qui marque la frontière.

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La chaleur devient insupportable et la piste bien monotone. Alors nous marchons en quête d’ombre, rare sur cette portion de GR10. A 12h12, sous un petit chêne vert, nous nous effondrons pour prendre le repas ; cela fait 3h55 que nous marchons, presque sans relâche sous une chaleur implacable. Premier pique-nique acheté et première bonne surprise : copieux avec fruits frais. Ça remet d’aplomb deux valeureux randonneurs ! A 13h23, on replonge dans la fournaise de la piste. On ne tarde pas à rejoindre le col de Portells. On reste sur le GR10 qui nous amène rapidement au bord du mas Nou. Une famille vit ici dans l’éloignement le plus total, en témoigne le magnifique jardin potager qui doit nourrir la famille. C’est un contraste saisissant avec les forêts de châtaigniers qui le bordent. La piste est quasiment à plat ce qui nous permet de marcher vite, et sans nous en rendre compte, on fini par atteindre la route goudronnée de Super Las Illas. De là, on descend rapidement à Las Illas, terminus de la journée. Il est 14h45 ; on boucle la journée en 5h13. Le fait de cheminer sur une piste, et bien souvent à plat, a permis de marcher vite et arriver tôt. Nous allons mettre à profit le temps qu’il nous reste pour prendre un bain dans le petit torrent qui coule derrière l’hôtel et faire une lessive. Et oui, sur un chemin au long court, la gestion de l’hygiène est un élément à ne pas négliger. Une sieste suivra au gîte du village, où nous serons les seuls pour y passer la nuit. Quel luxe !

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Comme aucun repas n’est servi là, c’est au réputé hôtel des Trabucayres que nous souperons. Repas délicieux où Yannick se régalera de veau en sauce, alors que mon palet dégustera un magret de canard au vin de Banyuls. Et si cette journée de marche nous parut bien monotone, avec la longue descente vers la cité frontalière du Perthus, puis la montée sous le soleil sur la piste, fous rires et partages l’auront rendue inoubliable. Vraiment cette traversée commence parfaitement bien.

 

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La journée en chiffres :

Temps de marche : 5h14 - Distance : 25 km - Vitesse : 4,9 km/h

Dénivelé positif : 578 m - Dénivelé négatif : 960 m

 Altitude maxi : 941m - Altitude mini : 301m

 

 

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15/11/2012
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